• Pain de Méteil

    Autrefois en Auvergne, les champs étaient semés de seigle et de blé dans des proportions qui pouvaient aller de moitié-moitié à 1/3 de seigle et 2/3 de blé.
    Le geste ample et précis du semeur mélange ces graines et ainsi elles se retrouvent         à pousser ensemble.

    Le seigle, plus rustique et plus grand protège le blé du froid.

    Ces champs s’appellent “champs de méteil”. C’est ce pain de méteil que je vous propose de découvrir.

    Rustique et fort en goût, il accompagne merveilleusement bien les plats en sauces épicées ainsi que des fromages trapus.

    Il est également délicieux avec la charcuterie  et que pensez vous d’une bonne tranche épaisse avec une bonne couche de bon beurre de ferme.

    La croûte de ces grosses tourtes fleure bon le miel et le pain d’épices.

    Ce pain trapu et charpenté de l’Auvergne profonde, on ne doit pas en perdre une miette.
    Parole d'un boulanger Auvergnat, voici sa recette pour ce

    PAIN DE METEIL

    Pain de Méteil

     

    BOULANGERIE

    puce-horloge.jpg      Préparation : 15'    Cuisson : 45'        facilité :                 


      Ingrédients
    300 gr de farine de blé
    300 gr de farine de seigle
    300 mml d'eau tiède
    2 cuil à café de levure de boulanger
    1 cuil à café de sel

     

    Méthode traditionnelle :  dans le kitchenaid, ou à la main.

    Mélanger les farines et le sel.

    Diluer la levure dans l'eau tiède.

    Mélanger les deux préparations et pétrir pendant  10  à 12 min, couvrir d'un linge et laisser lever dans un endroit tiède pendant 2 h (la pâte doit doubler de volume).

    Dégazer légèrement sur un plan de travail fariné,  et donner a la pâte une forme, la couvrir puis laisser doubler de nouveau de volume,

    Après ce temps, faire cuire au four préchauffé th 8 (240°C), pendant environ 45 min (en surveillant).

    Je ne vous conseille pas de faire ce pain à la machine a pain, car ces farines sont trop lourdes et le moteur n'y résistait pas.

    Ce pain vaut le détour, c'est vraiment un pain à l'ancienne et le mot n'est pas galvaudé. Un  pain qui pourrait pratiquement se manger seul.

    ****

    [...Vers l’an 1260. Un article  du règlement porte :

    « Nuz (nul) ne peut estre talemelier* dedans la banlieue de Paris, se il n’achate (s’il n’achète) le mestier du roy. »

    Un de leurs privilèges était de pouvoir acheter et revendre des porcs sans payer de droits, parce que les porcs leur étaient nécessaires pour manger le son que les meuniers ne séparaient pas encore de la farine....]
     

    *Talemelier - talemerier - talmetier - talmisier - tamisier - tamelier = BOULANGER 

    Un peu plus prés dans le temps :

    Par crainte des incendies, les fours à pains collectifs étaient construits en dehors des habitations.
    On  y cuisait pour une semaine ou 15 jours, de grands pains avec  une croûte épaisse pour le conserver longtemps.
    Les villageois marquaient leur pains et donnaient une bûche de bois pour le cuire.
    A une certaine époque,  on mangeait jusqu'à un kg de pain par jour, sans en laisser une miette.

    Pain de Méteil

     ****

    Liens sponsorisés

     

      (si vous ne voyez pas la pub, actualisez la page) MERCI  

    « Echalotes au PortoMaître de Cours »

    Tags Tags : , , , , , , ,